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   •  Architecture
   ENTRE MODERNITE ET TRADITION ARCHITECTURE


Quinze architectes, quinze styles. un savant mélange de contemporain et de traditions marocaines. minimalistes, les desseins d’aujourd’hui cherchent aussi à mettre en avant la culture locale. oser tout en restant simple. le cheminement n’est à priori pas évident, mais tous s’y attèlent. alvaro siza, richard mayer ou tada ondo sont des références souvent citées. de grands espaces, la recherche de lumière revient comme un leitmotiv. les riads sont actualisés, les immeubles modernisés, les constructions épurées. le naturel revient comme une réponse au temps. les matériaux sont simples, la décoration linéaire, l’essentiel étant de préserver le patrimoine. zaha hadid, jean nouvel ou andrée putman sont appréciés. le style ethnique s’affirme aussi, clin d’œil à un art primitif ô combien loué. les paysages sont préservés voire protégés. azemmour, casablanca ou marrakech, d’elles émanent une enfance, des souvenirs, une envie de créer. des villes nouvelles sont apparues, aux confins de cités centenaires. un trait d’union que des architectes marocains ou étrangers ont su élaborer. rencontres avec ces artistes aux univers si différents mais aux aspirations si proches.

PAR : FATIM-ZAHRA TAHIRI
PHOTOS : MOSTAPHA ROMLI



RACHID ANDALOUSSI
Architecte (Casablanca)

Installé au Maroc depuis une vingtaine d’année, Rachid Andaloussi n’a eu de cesse d’évoluer dans son style. Résolument moderne, ce passionné d’histoire, co-fondateur de l’association " les amis d’Azemmour " puise dans chacune de ses réalisations, des bribes d’un autre Maroc. Alvaro Siza, Richad Mayer sont ces références. La construction de la bibliothèque Nationale à Rabat résonne comme une fierté, accomplissement de plusieurs années de passion.

Quel a été votre parcours?
Rachid Andaloussi : Je suis rentré au Maroc en 1986, diplômé de l’école d’architecture de Paris. Après un passage à la commune de Sidi Belyout, j’ai travaillé dans plusieurs cabinets d’architectes pour ensuite monter mon propre cabinet. J’ai travaillé pendant dix ans dans le secteur privé avant de gagner les concours d’accès au secteur public. J’ai été le conseillé à l’urbanisme de Mr Benhima, alors maire de Casablanca. Membre de plusieurs associations, dont "les amis d’Azemmour", ou "Casa-Mémoire", je donne une place importante à mes engagements culturels et politiques.




MOHAMED MOUNTASSIR
Architecte (Casablanca)

Architecte DPLG, Mohamed Mountassir gagne ses premiers galons en Allemagne, influencé par l’école de Bauhaus. Casablanca et son urbanisme lui plaisent. Ses constructions navales, son quartier colonial, son histoire résonnent dans chacune de ses réalisations. Co-constructeur de la bibliothèque Nationale de Rabat pour laquelle il avoue une certaine fierté, Mohamed Mountassir continue avec la même ferveur à réaliser écoles, résidences et parcs immobiliers.

Quel est l’élément qui a déclenché votre intérêt pour ce domaine?
Mohamed Mountassir : J’ai grandi dans la construction. Mon père était entrepreneur, je fréquentais ces chantiers et l’envie m’est venue naturellement.

Quel a été votre parcours?
M.M. : Je suis diplômé de l’école d’architecture de Lille. J’ai eu la chance d’évoluer dans une école avant-gardiste. Elle expérimentait pour la première fois les ateliers verticaux, une nouvelle manière de transmettre. C’est Casablanca qui m’a fait. Je me souviens avoir visité de nombreuses fois le port de Casa, cette architecture navale a eu un impact sur mon style. Voir cette ville portuaire changer de configuration m’impressionnait.




MOHAMED M’SEFER
Architecte (Casablanca)

Jeune architecte diplômé des Beaux-Arts de Paris, Mohamed M’seffer choisit une architecture moderne mais aux influences marocaines. Réactualiser sans jamais altérer l’histoire d’un monument semble être le principe qu’il s’est fixé pour rénover un riad à Marrakech, concevoir un restaurant à Madrid ou créer un parc immobilier à Casablanca… Au final, un style sobre et épuré.

Quel est l’élément qui a déclenché votre intérêt pour ce domaine?
Mohamed M’sefer : J’ai rapidement été intéressé, voire passionné par ce métier. Mon père étant architecte, j’ai très tôt baigné dans ce milieu. J’aime être sur les chantiers, je suis avant tout un homme de terrain.

Quel a été votre parcours?
M.M. : Je suis diplômé de l’Ecole des Beaux-Arts de Paris. J’ai ensuite travaillé dans différents cabinets d’architectes à Paris avant d’intégrer l’équipe paternel. Par la suite, j’ai ouvert mon propre cabinet.




JAMES CARRY
WILSON ASSOCIATES (Cabinet international)

James Carry a plus de 25 années d’expérience dans l’architecture hôtelière et est Principal & Design Director chez Wilson Associates, un cabinet international d’architecture d’intérieur qui compte à son actif le design de plus d’un millier d’hôtels à travers le monde. Ses bureaux se retrouvent à Dallas, New York, Los Angeles, Singapour, Johannesburg et Shanghai. Son principe : pas de "style" ou de "look" mais plutôt la création d’un projet personnalisé selon le client et le lieu d’implantation de l’établissement, ce qui nécessite de vraies recherches avant de commencer le processus de conception. Les concepteurs cherchent en effet à intégrer une “saveur géographique” par l'utilisation des artisans et des artistes locaux, par l’apparition de détails d'architecture, de mobiliers, de luminaires, de tapis et de tissus de la région. James Carry est en charge du projet Mazagan.

Qu'est-ce exactement l'élément moteur de votre intérêt pour ce domaine d'activité?
James Carry : Chaque aspect de ce qui est bâti m’intéresse et ma carrière m'a permis de faire face à d'innombrables opportunités pour concevoir et explorer les possibilités qu’offre ce domaine. Chez Wilson Associates, nous concevons en fonction du client, en fonction du marché. Chaque projet/expérience est un travail sur mesure.




LAMIA LAZRAK
Architecte d’intérieur (Casablanca)

Architecte décoratrice diplômée de l’Institut Supérieur des Arts Décoratifs de Paris, Lamia Lazrak réalise des ensembles sobres où l’influence marocaine est très présente. Elle donne ses lettres de noblesse aux matériaux tels que l’inox, les essences de bois ou le métal qu’elle utilise souvent. Elle veille à apporter harmonie et sérénité à chacun des intérieurs qu’elle travaille. Jacques Garcia ou Andrée Putman sont ses références.

Quel est l’élément qui a déclenché votre intérêt pour ce domaine?
Lamia Lazrak : Mon attrait pour ce métier commença dès l’enfance. Mon père travaillait dans les travaux publics, j’aimais beaucoup le suivre sur ses chantiers. Quant à ma mère, elle était antiquaire. C’est presque naturellement que je me suis orientée vers l’architecture d’intérieur.

Quel a été votre parcours?
L.L. : Je suis diplômée de l’Institut Supérieur des Arts Décoratifs de Paris. J’ai fait ensuite plusieurs stages dont un sur l’art contemporain à l’Institut de Monde Arabe. Je suis installée à Casablanca depuis maintenant onze ans.




MEHDI DINIA
Architecte d’intérieur (Rabat)

Ce diplômé d’architecture et de décoration d’intérieur de Paris, est aujourd’hui installé à Rabat, ce qui ne l’empêche nullement de réaliser des intérieurs somptueux en Afrique (Guinée, en Mauritanie ou en Gambie où il a réalisé, en autre le Palais présidentiel). Sa marque : un style alliant tradition et modernité et qui s’adapte à ses clients. Aux lignes épurées, se joint un ameublement plus classique, toujours raffiné. Et toujours, une grande recherche sur les tissus. Plusieurs riads et restaurants très contemporains de Rabat à Marrakech portent sa griffe, sans oublier un lounge bar en Autriche.

Quel est l’élément qui a déclenché votre intérêt pour ce domaine?
Mehdi Dinia : Dès mon jeune âge, je vivais dans un milieu de couleurs, de matières...Mon grand-père tenait une boutique où il proposait des tissus d'habillement et d'ameublement qu'il fabriquait dans sa petite unité. Ensuite, mon père reprit le flambeau en élargissant l'activité sur le mobilier, l’agencement,... sans pour autant abandonner le tissu d'ameublement. Je passais tout mon temps libre à ses côtés. Le virus du métier coule donc dans mes veines depuis l’enfance!

Quel a été votre parcours?
M.D. : Après avoir décroché mon bac, j'ai intégré l'école parisienne MJM Graphics Design où j’ai obtenu, 4 ans plus tard, un diplôme d'architecture et de décoration d'intérieur. J’ai ensuite entrepris une série de stages dans les divers ateliers familiaux : menuiserie, tapisserie, usine de textile ainsi que sur les chantiers en cours. Ce passage a été très instrutcif car le terrain apporte une autre vision, complémentaire à la théorie.




MARC VANDEN BOSSCHE
Architecte d’intérieur et designer . Fan Wa Nour (Marrakech)

Créateur belge installé à Marrakech depuis quelques années, passionné de design contemporain, Marc Vanden Bossche réinvente et adapte les lignes modernes en s’inspirant de la culture et de l’artisanat marocain. Dans son show-room façon loft, se mêlent vases ethniques et lobby sofas, services de tables et luminaires interprétés dans des matières et des couleurs nouvelles mais aussi les dernières collections de grands éditeurs européens de tissus, des sources inépuisables de réflexion pour réaliser l’aménagement personnalisé d’intérieurs aussi chics qu’agréables à vivre.




PIERRE BERGER
Architecte paysagiste . Talweg (Rabat)

Exerçant son métier depuis plus de 20 ans, Pierre Berger se lance aujourd’hui dans une nouvelle aventure, celle de Talweg, une équipe internationale de paysagistes suisses, français et marocains, mûs par un objectif commun : construire dans le paysage pour renforcer l’identité régionale de chaque projet. Formé de 4 bureaux spécialisés chacun dans différents domaines liés aux ressources des paysages, Talweg initie donc une nouvelle manière d’aborder la notion d’aménagement paysager, un chemin sinueux au travers des lieux, de ses habitants, de l’histoire, du paysage,...

Quel est l’élément qui a déclenché votre intérêt pour l’architecture des jardins?
Pierre Berger : Le premier élément d’ordre général, consiste à redéfinir les objectifs de l’aménagement extérieur. L’approche esthétique des jardins est souvent galvaudée : en effet, le simple procédé de "verdissement" prend parfois le dessus sur un réel concept d’aménagement. Un jardin peut susciter des sentiments, des sensations ou faire avancer une réflexion. Le réel talent d’un paysagiste serait de susciter le sentiment, de créer la sensation ou d’induire la réflexion des habitués de l’espace aménagé. Afin d’aboutir, le paysagiste dispose d’une multitude d’éléments, végétaux, naturels ou artificiels dont il doit disposer à bon escient. Le second élément est directement lié à ma relation à la conception de jardins. Je crois tirer la même satisfaction de mes créations que beaucoup de concepteurs : voir se concrétiser les images issues d’une réflexion est l’accomplissement d’une passion. Mais un jardin, du fait de son lien direct avec le végétal, n’est jamais abouti, il est en perpétuelle évolution. Ce facteur naturel impose recul et humilité.




TAOUFIQ BELLAFARI
Architecte d’intérieur . Bellafari Créations (Marrakech)

Etabli en France en qualité d’architecte d’intérieur, Taoufiq Bellafari effectue de nombreux déplacements à Marrakech où il est chargé de l’aménagement de prestigieux riads. Le désir d’un retour au pays se fait de plus en plus fort et en 2001, il ouvre son show-room, ajoutant une corde à son arc, la création de meubles, objets de décoration et luminaires. Mélange d’influences du monde, d’une extraordinaire créativité mais également fruit d’un travail précis et minutieux, réalisé par des artisans exceptionnels, toutes ses créations sont estampillées Bellafari. Elles se retrouvent aujourd’hui dans les plus belles résidences de Marrakech mais aussi dans de nombreux hôtels.

Quel est l’élément qui a déclenché votre intérêt pour ce domaine?
Taoufiq Bellafari : La création, l’innovation, l’amour du beau

Quel a été votre parcours?
T.B. : Casablanca, Genève (Beaux-Arts), Paris (Institut Professionnel des Métiers de la Décoration puis création d'un cabinet), Marrakech (ouverture de mon show-room en 2000, création de meubles et objets de décoration depuis 2001)




YASMINE SIJILMASSI
Architecte paysagiste (Casablanca)

Architecte paysagiste diplômée à Paris, spécialisée dans le design des jardins résidentiels, Yasmine Sijelmassi connaît depuis sa petite enfance une passion pour les plantes. Avec sa sensibilité qui est sienne, elle mèle leurs formes sculpturales, comme on le ferait d’un bouquet, sans distinction de leurs origines, jusqu’à ce que naisse une atmosphère particulière. Petite parenthèse à sa carrière à travers les jardins du Maroc, souvenir qu’elle évoque avec plaisir et fierté, on doit à Yasmine l’aménagement paysagé du film "Iznogoud" de Patrick Braoudé.

Quel est l’élément qui a déclenché votre intérêt pour ce domaine?
Yasmine Sijilmassi : Toute petite, j’accompagnais mon père lors de ses sorties d’herborisation dans les montagnes de l’Atlas et à travers tout le Maroc. J’ai gardé depuis un fort attachement et une sensibilité pour l’environnement en général, les plantes en particulier.

Quel a été votre parcours?
Y.S. : Parallèlement aux études en architecture du paysage à Paris, j’ai fait une école d’art floral. Par la suite, j’ai effectué une spécialisation à Montréal sur le design des jardins résidentiels.




FOUAD LAHLOU
Architecte (Casablanca)

Installé au Maroc depuis septembre 2004, cet architecte DPLG de Strasbourg connaît une belle ascension. Son travail se veut contemporain et minimaliste avec un leitmotiv : mettre en valeur chaque détail, répondre aux exigences tout en restant sobre. Travailler l’espace, le vide et le plein sont des référentiels.

Quel a été votre parcours?
Fouad Lahlou : Diplômé DPLG de Strasbourg, j’ai poursuivi mes études à l’INSA, toujours à Strasbourg, ce qui m’a permis d’avoir une réflexion plus globale, de travailler sur des projets de plus grande envergure. Des réaménagements urbains tels la construction de tramways ont été parmi les premiers projets auxquels j’ai collaboré. J’ai par la suite travaillé en Suisse puis au Luxembourg. Depuis septembre 2004, je suis au Maroc où j’ai monté ma structure Workshop design.




JEAN-PIERRE LAURENTIES

Architecte d’intérieur . Agence Jean-Pierre Laurenties (Casablanca)
Très appréciée pour son style "ethnique chic", l’agence de Jean-Pierre Laurenties est réputée pour ses créations audacieuses qui rayonnent d’un indéniable charisme. Lieu de vie, de travail ou de détente, chaque espace est conçu et aménagé dans un souci de fonctionnalité, d’harmonie et de confort. Son travail minutieux sur les lumières, les textures et les matières, son intérêt pour les couleurs, son sens de l’innovation participent à ancrer une griffe bien particulière, marque de fabrique de cette agence qui a réalisé l’aménagement de très nombreuses villas de maîtres.




RACHID HAFIANI
Architecte d’intérieur Designer créateur de meubles Indu Start (Casablanca)

Ce lauréat des Hautes études industrielles et techniques, diplômé, en 1972, d’une grande Ecole industrielle de création d’ameublement à Paris a passé ensuite quatre années à Lardéco. Un parcours qui prouve bien que Rachid Hafiani est un passionné de mobilier. Il n’a de cesse de moderniser, d’adapter les emblêmes d’un certain art de vivre marocain afin qu’ils s’intègrent harmonieusement dans les intérieurs les plus contemporains. Recruté en 1986 par Uni confort Maroc "Dolidol", il sera muté, en 1983 à Marrakech en qualité de directeur de projets des Jardins de la Palmeraie et du Palmeraie Golf Palace. Il est aujourd’hui Directeur Général d’Indu Start, société de création artistique, recherche et développement industriel de la Palmeraie Holding.

Quel est l’élément qui a déclenché votre intérêt pour ce domaine?
Rachid Hafiani : Je suis fils d’artisan, mon père travaillait le zellige

Quel a été votre parcours?
R. H. : Après des études supérieures industrielles, j’ai travaillé 4 années au sein du département création et décoration de Lardeco.




SAID LAHLOU
Architecte Archi Design (Casablanca)

Architecte Archi Design (Casablanca)

Architecte DPLG, formé à la culture nord-américaine, Said Lahlou est installé au Maroc depuis une quinzaine d'années. Résolument contemporaines, ses constructions restent sobres et épurées. Apport de couleurs, façades cylindriques, immeubles en verre, le style est neuf et plaît. "Archi Design" est aujourd’hui orienté autour de pôles aussi divers que la restauration, les magasins, les bureaux, ou les parcs immobiliers.

Quel est l’élément qui a déclenché votre intérêt pour ce domaine?
Said Lahlou : Titulaire d’un baccalauréat économique, je me suis retrouvé par hasard à postuler pour une école d’architecture en France. Heureux coup du sort, j’ai été pris ! Une expérience de courte durée puisque je ne suis resté qu’une année en France pour partir au Québec. Aujourd’hui, cela fait 25 ans que je vis une passion fusionnelle avec l’architecture.
Ma passion pour ce domaine m’a toujours guidé, et le feu de celle-ci, Dieu merci, ne m’a jamais quitté. Dans un métier comme le nôtre, se réveiller le matin avec la rage au ventre et le désir de réussir à faire naître de la terre des constructions entières qui abriteront des logements, des universités ou des hôpitaux, c'est tellement motivant!



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