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Marrakech et Leroy étaient faits pour se rencontrer. Ce grand chef français réputé dans le monde pour ses restaurants "La Table du Marché" et "Les Moulins de Ramatuelle", théâtre des fameuses "Soirées Blanches", découvre la Ville Rouge il y a plus de 6 ans. Il a le coup de foudre immédiat pour cette ville trépidante et si festive. Sa rencontre avec monsieur Bennani, propriétaire de l’hôtel Hivernage et Spa, débouchera sur la première " Table du Marché " hors de l’hexagone. Le concept fait merveille. Comme à Saint-Tropez, ce restaurant à l’ambiance bistrot, doublé d’une épicerie fine façon "delicatessen" devient le rendez-vous incontournable de la jet-set. La musique, les couleurs chaudes, la possibilité, encore trop rare dans cette ville, de pouvoir déjeuner en terrasse n’expliquent pas tout. La qualité ainsi que la régularité de la cuisine et du service sont d’un niveau rarement égalé à Marrakech. Cette success story lui donne l’envie de réitérer l’expérience.
La rencontre avec Hicham Berrada, propriétaire du Palmeraie Golf Palace, sera le point de départ d’une autre belle histoire, celle du Leroy’s Kfé. Nous sommes au cœur de la palmeraie, un de ces lieux préservés où Marrakech se fait jardin et incline à la promenade même aux heures les plus chaudes. Nous sommes à l’entrée d’un palace, un lieu privilégié où l’on souhaite profiter de son temps libre sans contrainte horaire, même jusqu’aux petites heures du matin. Christophe Leroy et l’architecte
François Schmidt élaborent alors de concert une carte et un lieu de vie pour répondre au cadre particulier qui les entoure, développant un concept novateur, résolument contemporain et ouvert sur le monde. Est-ce un salon de thé, un bar à tapas ou un restaurant gastronomique? A vous de décider. La gourmandise s’y vit en toute liberté, à toute heure du jour et de la nuit et l’espace multiple répond à toutes les situations, que l’on soit seul, en famille ou entre amis.
Idéalement situé à l’entrée même du PGP, comme on dit ici, le Leroy’s Kfé s’ouvre sur une terrasse bordée de palmiers et d’orangers. Une fontaine entourée de bassins y a naturellement trouvé sa place et sa petite musique rafraîchissante s’harmonise aux gazouillis des oiseaux, un pur bonheur. Certains y prennent un café, d’autres un apéritif. Pour les touristes à peine débarqués de contrées pluvieuses, un déjeuner ou un dîner sur cette terrasse ensoleillée est l’essence même du luxe.
La porte franchie, c’est une atmosphère de fraîcheur et de bien-être qui s’impose. Tous les sens sont mis à contribution. Il y a les odeurs, bien sûr, la musique, gaie mais aussi apaisante, sans jamais agresser, les lumières tamisées, sans être trop sombres pour autant et puis ce choix judicieux de couleurs : le bois chocolat qui rassure et le vert acidulé si frais qui apporte sa petite touche de fantaisie joyeuse. L’architecte François Schmidt a étudié chaque détail, faisant cohabiter avec originalité modernisme et artisanat local tout en créant des espaces différents où chacun est invité à évoluer en toute liberté pour trouver, selon ses goûts et son humeur du moment, le lieu qui lui convient : classique et cosy, près de la cheminée, convivial et branché, sur les chaises hautes de la table d’hôtes à moins que, traversant le couloir entouré de l’incroyable cave à vins, on opte pour le fameux comptoir gourmand emblématique de la démarche unique mise en place. Cet espace, wi-fi, est le lieu de toutes les tentations. Sa vitrine réfrigérée offre une sélection de délices salés et sucrés, les tapas "gastronomiques" côtoient de vrais club sandwich et quelques desserts bien alléchants. Et devant vous, les cuisiniers exercent leurs talents avec une précision fascinante.
Aux commandes, deux chefs : Thibaut Fourdrinier, le chef de cuisine, et Joséphine Joachim, le chef pâtissier. Dans un souci de qualité, Christophe Leroy a en effet souhaité unir ces deux talents différents mais si complémentaires afin de réaliser avec maestria les 48 plats et les 12 desserts de la carte. Parlons de la carte justement, une carte unique pour répondre à toutes les envies et qui reprend ces petites merveilles, classées par thème, pour que chacun y trouve en un clin d’œil ce qui comblera les besoins du moment : tapas, french classics, les instants light, les excès, les plats du voyage, les douceurs et même un "menu qui fait grandir". Le simple sandwich côtoie sans rougir cette savoureuse et très étudiée bouillabaisse de lotte à la Thaï, les tapas, de vrais petits bijoux comme cette soupe de pommes de terre glacée aux truffes, cohabitent avec une belle pièce de bœuf. Quant aux desserts, ils sont là pour finir magistralement un repas ou accompagner un café. Une bien belle façon de répondre à cette tendance de déstructuration des repas que l’on note aujourd’hui. La liberté qu’offre la carte se retrouve naturellement dans la salle où chacun vit à son propre rythme entre déjeuner sur le pouce, expérience gastronomique ou pause goûter. Mehdi Dahmane et son équipe ont l’art de recevoir et quelle que soit l’importance de la commande, accueillent chacun avec la même convivialité.
Les plats arrivent. Présentation soignée, cuisson au plus juste, assaisonnement qui rehausse sans masquer, sauce toujours à part, sauf pour les plats en sauce à la base, bref une cuisine simple qui impose une qualité parfaite des produits. La recette qui fait le succès de tous les établissements de Christophe Leroy est respectée à la lettre. Le concept très étudié, l’identité si particulière du lieu, n’a jamais occulté le fait qu’il s’agit avant tout d’un restaurant et que la qualité de la cuisine, la base, se doit d’être irréprochable. Une leçon pour certains lieux à la mode où cette exigence fait parfois défaut, une évidence pour ceux qui ont découvert ce "Kfé". Lorsque l’on quitte, à regret, son ambiance tranquille et apaisante, c’est toujours avec l’idée d’y revenir bien vite, reprendre encore une cuillère de ce savoureux fraisier en transparence ou partir à la découverte d’autres recettes gourmandes
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