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• Secret De Beaute
ROSE L’ESSENCE DU BONHEUR |
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Reine des fleurs et des parfums, la rose accompagne l’histoire des hommes depuis la nuit des temps. originaire de l’inde, du kashmir, de l’iran ou d’afghanistan, elle fut chantée par les poètes mystiques persans il y a des millénaires avant de répandre ses effluves sur la terre entière. avec des centaines d’espèces différentes allant du blanc pur au pourpre foncé en passant par le jaune franc, elle est devenue la fleur la plus cultivée au monde et le symbole universel de l’amour passion et de la beauté. début mai, ses parfums envoûtants enveloppent le village d’el kelaâ m’gouna près de ouarzazate, où l’on produit aujourd’hui encore cette merveilleuse eau de rose, l’un des secrets de beauté des belles orientales.
Par Dr.Jalil Belkamel
Photos Mostapha Romli
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UNE LONGUE HISTOIRE
Apparue dès l’ère tertiaire en Asie centrale, la rose fut rapidement remarquée par les hommes pour ses parfums mais aussi pour ses bienfaits. Le plus ancien traité de médecine chinoise connu fait déjà mention de ses valeurs curatives, tout comme la médecine ayurvédique. On retrouve les premières traces de culture de roses en Chine, 5000 ans avant notre ère. L’Egypte devait bien vite succomber à ses charmes, suivie par Rome et tout le monde antique. On raconte que Cléopâtre, pour accueillir et séduire Marc Antoine, aurait recouvert le sol de roses jusqu’à une épaisseur d’une coudée, soit environ 50 cm. Symbole d’amour déjà : à Rome, il devint coutume d’éparpiller des pétales de rose sur le lit nuptial.
Conquis par la beauté de cette fleur complexe, les hommes n’ont eu de cesse de la multiplier et au cours des siècles de la transformer, de manière empirique d’abord, méthodique ensuite, jusqu’à obtenir aujourd’hui quelque trois mille roses différentes, toutes plus belles les unes que les autres. L’histoire de la distillation se confond avec celle de la rose. Il était si tentant de vouloir s’approprier ses parfums envoûtants. Il faut cependant savoir que seules trois espèces se prêtent à la distillation. La première espèce comprend la très orientale Rosa Damascena (Rose de Damas), hybride naturel apparu en Asie mineure, la Rosa Gallica et la Rosa Phonicia, cultivées dans l’Antiquité et probablement introduites en Europe par les Croisés. La deuxième espèce est la Rosa Centifolia (Rose de Mai), appelée aussi Cent-feuilles. La troisième, plus rarement utilisée car plus pauvre en huile essentielle est la Rosa Alba (Rose blanche).
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| LA ROSE AU MAROC
El Kelaâ M'Gouna (Ighrem Imgoun en berbère), dans les hautes vallées du S'ud marocain est très réputé pour ses roses Damascena, appelées ici Roses de Dadès, que ses habitants ont pris l’habitude d’utiliser comme haies pour isoler leurs parcelles. On recense quelque 3.200 km linéaires, l’équivalent de 1.000 ha, soit 10% de la surface agricole cultivée, qui garantissent une production annuelle d’environ 4.000 tonnes. La récolte qui a généralement lieu au début du mois de mai est l’occasion de la fête dite des Roses (Mawssim al wouroud en arabe, ificha n lord en berbère). Durant ce moussem, El Kelaâ M'Gouna double sa population, on vient en effet de partout pour voir la nouvelle reine des Roses mais surtout parcourir cette région belle et attachante, enivré des capiteux parfums de cette généreuse Rosa Damascena.
Dans le Moyen Atlas, dans la région de Tidass précisément, une culture de Rosa Centifolia a été lancée par les Arômes du Maroc sur une superficie de 37 hectares. Elle a permis d’augmenter la production de concrète.
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