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17 novembre 2007 1ère édition de Mode Made in Morocco . |
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L’attachement des Marocains et des Marocaines pour les tenues traditionnelles a non seulement permis de maintenir bien vivants ces vêtements toujours portés dans toutes les grandes occasions mais aussi de faire perdurer de nombreuses corporations d’artisans, tisserands, brodeurs, perleurs et maâlems, des métiers qui ont presque disparu dans tant d’autres pays.
Par Michèle Desmottes
Photos Mostapha Romli
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| 17 novembre 2007 1ère édition de Mode Made in Morocco .
L’attachement des Marocains et des Marocaines pour les tenues traditionnelles a non seulement permis de maintenir bien vivants ces vêtements toujours portés dans toutes les grandes occasions mais aussi de faire perdurer de nombreuses corporations d’artisans, tisserands, brodeurs, perleurs et maâlems, des métiers qui ont presque disparu dans tant d’autres pays.
Le métier de couturier a subi une extraordinaire évolution ces dernières années. Du statut d’artisanat, il est devenu profession reconnue et valorisée grâce aux influences conjuguées d’écoles de très haut niveau qui ont ouvert leurs portes au Maroc et grâce au développement de la presse marocaine, formidable plateforme d’expression pour relayer toute la créativité de nos couturiers autour des tenues traditionnelles. Dans un même temps, de nombreux jeunes talents partaient à l’étranger pour parfaire leurs connaissances et travailler dans des maisons de Haute Couture de renommée internationale, une façon aussi de travailler en dehors de la couture traditionnelle.
Aujourd’hui, nos meilleurs stylistes sont devenus, par leur talent et leur travail, des stylistes confirmés, reconnus bien au-delà de nos frontières. Grâce à eux, la mode marocaine a gagné en maturité. Elle existe dans ou en dehors de l’habit traditionnel. Certains stylistes ont souhaité revisiter les lignes d’autrefois, leur conférant une modernité somptueuse.
Sans les dénaturer, ils les ont transcendées, les ont adaptées et leur ont offert un succès qui a largement dépassé nos frontières. D’autres au contraire ont choisi une autre voie. S’affranchissant du passé, ils ont créé d’autres lignes, ni traditionnelles, ni occidentales.
Tous puisent leur créativité et leur force dans leurs racines berbères et arabes. Ils participent, grâce à leur talent, à la naissance d’une mode marocaine nouvelle, une mode vivante et bien ancrée dans le présent, une Mode Made in Morocco.
Fidèle à son objectif de rassembler et promouvoir le meilleur du Maroc, Maroc Premium a créé Mode Made in Morocco, un événement prestigieux où les stylistes marocains confirmés vous présenteront, ainsi qu’à toute la presse nationale et aux représentants de la presse internationale, leurs dernières collections et à travers elles, les nouvelles tendances de cette mode marocaine qu’ils contribuent à créer. La première édition aura lieu le 17 novembre 2007.
Sans dévoiler leur collection, les huit stylistes qui participeront au défilé Mode Made in Morocco nous donnent leurs impressions sur l’avenir de la mode au Maroc.
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| Un défilé mais aussi une action citoyenne
au profit de l’Association des Femmes du village d’Outerbat Morocco, de mettre nos talents au service du développement de causes justes et sincères oeuvrant en faveur de populations moins favorisées.
Ainsi les bénéfices de cette première édition de Mode Made in Morocco seront reversés à l’Association des Femmes du village d’Outerbat pour la mise en place d’ateliers de tissage et de confection afin de fournir travail et rémunération aux femmes de cette région si enclavée. Connue dans le monde par le fameux moussem des fiancés d’Imilchil, cette région voit chaque année accourir des milliers de touristes et journalistes pendant quelques jours puis retourne à son isolement et à sa précarité, sans que les villageois n’aient bénéficié de cet engouement touristique. Dans ces montagnes arides, vivre de l’agriculture devient de plus en plus difficile. Les femmes du village ont donc décidé de s’unir pour monter un projet commun : développer leurs compétences, mettre en place des ateliers de fabrication de produits textiles afin de les commercialiser et ainsi assurer pour elles et leurs familles un revenu fixe et régulier. Leur enthousiasme et leur détermination sont un gage de réussite. Elles ont besoin de financement pour monter les structures nécessaires, de formation ainsi que de conseils réguliers pour le choix et la commercialisation des produits. Ce sont ces moyens que nous pouvons leur apporter.
Un reportage est en cours de réalisation au village d’Outerbat, il sera diffusé le soir du défilé. Tout au long de l’année, nous suivrons l’évolution de ce projet et dans un an, un nouveau reportage pourra ainsi vous montrer ce que vous avez contribué à réaliser .
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| Un défilé à Casablanca, capitale de la mode au Maroc
Capitale économique du Royaume, ville moderne et dynamique, emblématique du développement que connaît aujourd’hui le Maroc, Casablanca concentre plus que jamais les forces vives du pays et exacerbe tous les talents. Elle insuffle à ceux qui s’y installent un esprit de liberté, d’audace et de créativité qui tient sans doute aux courants culturels et artistiques qui s’y développent.
Ce n’est donc pas un hasard si Casablanca a vu éclore une génération de stylistes qui ont osé les premiers revisiter, moderniser l’habit traditionnel marocain. La concentration dans cette ville de la plupart des grands groupes de presse nationaux, des correspondants de la presse internationale et d’une clientèle exigeante ont contribué à faire de Casablanca la capitale de la mode au Maroc. Les grands rendez-vous de la Haute Couture et du prêt-à-porter qui s’y déroulent attirent une presse internationale de plus en plus nombreuses qui saluent la créativité de nos stylistes. Grâce à leur talent, la Haute Couture marocaine a désormais droit de citer à l’étranger
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Il est temps de faire entrer la couture marocaine dans le mouvement de la mode internationale, ne pas avoir peur d’y intégrer les tendances actuelles. Il est tout aussi impératif de laisser les stylistes de Haute Couture donner libre cours à leur créativité et à leur imagination. La Haute Couture marocaine peut signifier travailler des lignes traditionnelles mais elle ne doit en aucun cas être cantonnée à cela. Pourquoi les stylistes marocains n’auraient-ils pas le droit de surprendre, d’innover sans être immédiatement accusés de «dénaturer» les lignes traditionnelles? Au contraire, il est temps de les encourager. L’avenir de la mode marocaine passera naturellement par la liberté d’expression
Najia Abaddi
Son parcours
Elle a été la première à tenter l’aventure du foie gras au Maroc, avec le succès que l’on connaît. Aujourd’hui, elle est la référence sur le marché tant au niveau des particuliers que des chefs. Il faut dire qu’elle a joué de volonté et de méthode afin de relever ce qui apparaissait comme un vrai challenge. Elle s’est formée chez les meilleurs, c’est-à-dire dans le Sud-Ouest de la France, région d’où sont originaires les oisillons de son élevage. Elle continue de miser sur la qualité avant tout, notamment en maintenant un élevage de ses oiseaux aux grains, selon la méthode traditionnelle, la garantie d’un foie gras de grandes qualités gustatives et d’une belle consistance en bouche.
Si sa clientèle était confidentielle à ses débuts, elle s’est vite développée et les foies gras de Mme Kabbaj sont aujourd’hui disponibles dans la grande distribution. Exception faite, insiste-t-elle, pour le foie gras frais, un mets par trop délicat pour ce type de distribution. Ses foies gras frais sont donc toujours réservés aux chefs qui se fournissent chez elle quotidiennement et les cuisinent dans les vingt-quatre heures afin de préserver toutes leurs qualités.
Une attention particulière à la qualité de ses produits qui a fait la réputation de la maison Kabbaj .
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La tradition est toujours là, forcément présente en nous, elle nous accompagne à travers la mémoire des temps, elle est la base qui nous permet de proposer de nouvelles visions. Mon esprit nomade m’encourage depuis toujours à sortir régulièrement de chez moi pour découvrir et faire la connaissance d’autres horizons. Le regard de l'Occident combiné à l'envie de communiquer avec le monde ne peut que donner une démarche intéressante. Suivre l'évolution est source de richesse, porteur de nouvelles impressions.
Mes créations sont destinées à des hommes et des femmes qui ne veulent pas se sentir prisonniers dans leur façon de vivre
Salima Abdelwahad
Son parcours
A l’image de Tanger, cette ville internationale où nationalités et cultures se mélangent depuis toujours en parfaite harmonie, les collections de Salima sont empreintes d’inspirations aussi diverses que les différentes cultures qui coulent dans ses veines. Reprenant la djellaba traditionnelle dont elle admire tant le mouvement et l’allure qu'elle dégage, elle la simplifie, la retravaille, l’ouvre aux influences urbaines, créant des pièces uniques, totalement contemporaines, inspirées par celui ou celle qui les portera. Son talent a aujourd’hui traversé les frontières et Salima présente régulièrement ses collections avec les grands stylistes contemporains. |
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Le secteur a besoin de se professionnaliser. Aujourd’hui, tout le monde s’improvise styliste d’où cette profusion de caftans sans recherche, sans fil conducteur, trop baroque; des tenues sur lesquelles l’œil se perd sans qu’il puisse s’arrêter sur la beauté d’une broderie ou du travail du maâlem. Les stylistes de métier font un vrai travail de recherche, développent une ligne qu’ils déclinent dans une collection. Reste donc à instaurer des normes, c’est à quoi s’emploie la Fédération de la Couture marocaine.
L’avenir passe aussi par la liberté d’expression. N’oublions pas qu’un styliste est un artiste avant tout, comme l’est un peintre. Travailler une collection, c’est d’abord la satisfaction personnelle d’exprimer librement sa création. Le caftan avait autrefois une ligne droite, j’ai introduit une coupe plus moderne. La mode bouge, évolue, son avenir passe nécessairement par la recherche .
Fadilah Berrada
Son parcours
Les créations de Fadilah Berrada sont des œuvres d’art uniques; sa griffe, signe d’élégance, est reconnaissable entre toutes. Dès 1988, elle se consacre entièrement à son art. Son premier défilé dévoile déjà une approche inédite, innovant sur les lignes et les matières, elle réinvente le caftan, l’actualise tout en veillant à préserver son cachet authentique. Fadilah aime à rehausser ses créations de somptueuses borderies, inspirées par la nature ou le travail du célèbre callligraphe Rachid Koraichi, avec lequel elle poursuit depuis plusieurs années une collaboration fructueuse. Le raffinement, l’élégance, la pureté se conjuguent dans chacune de ses tenues, qu’elles soient œuvres uniques de haute couture ou pièces de sa ligne de prêt-à-porter, ligne qu’elle développe en parallèle
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Au travers de chaque collection, il nous faut sans cesse chercher, innover. J’aime introduire de nouvelles matières mais aussi faire revivre des savoir-faire anciens comme la sfifa à la main ou le damascain, des fils d’argent sur du fer brûlé que j’ai introduit dans ma dernière collection. Cela demande du temps et une collaboration étroite avec les artisans qui travaillent avec moi, dans mon atelier de Meknès. Mettre sur pied un atelier propre à chaque styliste me semble une démarche essentielle si l’on veut professionnaliser le métier de la couture au Maroc. Cela garantit au styliste une régularité et une qualité du travail. Pour les artisans, c’est l’assurance d’une meilleure qualité de vie. Il ne faut jamais oublier que le futur de la couture marocaine dépend aussi de leur travail. C’est d’ailleurs une source de fierté de contribuer, chacun à notre niveau, au développement de l’artisanat marocain
Mohammed Elamine Mrani
Son parcours
Ayant relancé la maison de Haute Couture de ses arrières grands-parents, Mohammed Elamine Mrani est depuis habitué des podiums marocains et étrangers où il n’en finit pas de nous séduire avec des créations résolument modernes qui confèrent à l’habit traditionnel marocain faste et magie. La richesse des tissus, le soin du détail, l’introduction de nouvelles matières telles que le cuir ou la fourrure, le fil d’argent sur fer brûlé et le raffinement de la coupe sont les points forts de Mohammed Elamine.
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Depuis toujours, je travaille le caftan traditionnel mais également la robe du soir «orientale» et les robes de mariées. Je sens que pour certains, dès que je m’éloigne du caftan, cela passe difficilement. Nous vivons au quotidien dans une double culture, tiraillés entre ces deux cultures très fortes qui coexistent sans s’interconnecter, il suffit de voir dans la rue les djellabas et les jeans se croiser ou lors des soirées, ces femmes vêtues de caftans traditionnels, souvent surchargés, portés avec la dernière montre, le dernier sac à la mode. Cela ne fonctionne pas toujours. Nous vivons entre l’envie de suivre les tendances les plus actuelles et le désir de maintenir fortement les traditions.
Dans les années 2000/2001, une jeune génération de clientes est retournée vers le caftan et a investi avec passion dans la couture marocaine. Mais elle commence à se lasser de ces tenues où l’on n’arrête pas de rajouter, ajout de couleurs, de broderies, de paillettes, de superpositions,… Aujourd’hui, elle est à la recherche de quelque chose de nouveau, il est temps de faire un vrai travail de recherche, retravailler des lignes, les rendre plus modernes, plus fines, plus raffinées.
Albert Oiknine
Son parcours
Albert Oiknine attrape le virus de la couture et la passion pour le stylisme tout jeune dans l’atelier de sa mère. Mélange des volumes, des lignes et des matières somptueuses, les créations d’Albert sont reconnaissables entre toutes, inspirées des caftans et des tenues juives traditionnelles, dans un esprit «robe de soirée» typiquement oriental. L’univers d’Albert est un monde scintillant, éblouissant, fait de reflets changeants, de matières riches, tulle, dentelle, mousseline et satin de soie incrustés de strass Swarovski superposées mais réunies sous des lignes précises. Sans oublier le duo jupe-corset où il excelle .
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A l’instar de ce qui se passe dans le reste du monde, un styliste doit avoir une inspiration qui lui soit propre et qu’il puisse librement exprimer. On voit trop souvent des collections où le patronage est identique, seules les matières, les mélanges de couleurs font la différence. De plus en plus, une accumulation d’accessoires, de détails s’additionnent jusqu’à ce que l’on tombe dans le piège de l’incohérence, du folklore.
Pour moi, il est nécessaire de s’inspirer de ce qui existe dans le monde de la mode, réinterpréter les lignes traditionnelles vers des lignes plus près du corps, plus modernes, intégrants des découpes plus recherchées, revisiter le travail de sfifa, enfin, penser au confort, au plaisir de celle qui portera la tenue, par une recherche sur la coupe mais aussi sur les matières .
Hassan Tamer
Son parcours
Titulaire du prix spécial Jean-Louis Scherrer, Hassan Tamer a modelé sa technique et son art à travers des expériences professionnelles multiples. Après avoir collaboré à un grand cabinet de style parisien et travaillé dans le prêt-à-porter de luxe, il revient dans le paysage de la mode marocaine en s’inspirant du «beldi» et en l’agrémentant de touches personnelles, toujours en accord avec les tendances actuelles de la mode. Ses collections très contemporaines, commercialisées sous la marque Talysman, se distinguent par la mise en valeur de la silhouette, le naturel, la noblesse de la coupe et de la matière .
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La culture marocaine est très riche et j’aimerais qu’elle puisse être assimilée et exportée dans le monde entier, que ce soit par le vêtement, la décoration, l’architecture ou la littérature. Ma culture est belle et encore mal connue, je veux la défendre. La mode, l’art doit naître du brassage des cultures. Je vis moi-même entre deux cultures. Mes racines sont marocaines, je les travaille à la lumière de mes expériences professionnelles à Paris. Mon studio est basé à Paris où toutes les collections sont dessinées, mais les broderies et tout ce qui touche à l’artisanat sont réalisés au Maroc dans mon atelier de Marrakech.
L’identité d’une mode à l’influence orientale peut atteindre une maturité à travers des exercices de style. La persévérance est l’un des facteurs les plus importants pour une évolution intéressante. Nous devons davantage suivre attentivement l’évolution des créateurs et les encourager. Il est également impératif de les fédérer pour une collaboration avec l’industriel à la fois plus adaptée et plus ouverte. Je pense aussi qu’il est primordial de donner à nos clients une perception plus claire du marché du prêt-à-porter. Un créateur doit forger sa propre identité.
Karim Tassi
Son parcours
Entre vitalité urbaine et inspirations marocaines, le style de Karim Tassi établit des passerelles entre Orient et Occident. Comme une empreinte, par ses couleurs, par ses images, son artisanat... Le Maroc a forgé sa sensibilité, source d’inspiration sans cesse renouvelée dans ses créations. Jouant sur la mixité et la richesse des contrastes, le métissage des cultures est au cœur de la ligne «Tassi» où les basiques traditionnels marocains sont revisités à la lumière des tendances urbaines et européennes.
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J’aime la tenue marocaine passionnément, elle fait partie de mon patrimoine, de notre patrimoine. Je la travaille en allant au bout de mon imagination. Je n’hésite pas à utiliser le drapé, l’asymétrique, les tissus fluides et les parer de broderies, de couleurs berbères,… Pour faire vivre les lignes marocaines, il faut qu’elles correspondent à notre temps, que les femmes portent ces tenues avec plaisir. Ainsi, la coupe traditionnelle a fait place à des lignes plus près du corps. Nos sources d’inspirations sont marocaines mais il ne faut pas avoir peur de les revisiter et de s’ouvrir aux tendances internationales et aux tendances du monde. C’est signe que la mode marocaine est bien vivante.
Zahra Yaakoubi
Son parcours
Les sources d’inspirations de cette jeune styliste se renouvellent au fil des saisons, ses collections font ainsi référence aux civilisations anciennes et à l’histoire des peuples. Revisitant sans cesse la ligne traditionnelle à laquelle elle est si attachée, elle n’hésite jamais à débrider son imagination pour créer de véritables merveilles dignes des mille et une nuits. Les tissus choisis, taffetas de soie, satin duchesse, velours, organza,… perlés et brodés, contribuent à réinventer une femme aérienne, délicieusement féminine.
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Jean-Louis Scherrer Un invité d’honneur
C’est un grand bonheur et un vrai privilège pour Maroc Premium et pour les stylistes participant au défilé d’accueillir Monsieur Jean-Louis Scherrer en qualité d’invité d’honneur de cette première édition de Mode Made in Morocco.
Formé à la couture et à l’élégance très parisienne chez Christian Dior, Jean-Louis Scherrer ouvrit sa propre maison de couture en 1962, dévoilant une mode toute en fluidité, souplesse, virtuosité; une mode nomade aussi, inspirée de ses fréquents voyages en Asie et en Orient, avec toujours cette touche d’extrême raffinement qui fait sa griffe. Jean-Louis Scherrer habilla les plus grands noms : Farah Diba, la famille Kennedy, la princesse Paola de Belgique, madame Giscard d’Estaing, Michèle Morgan, Sophia Loren, Raquel Welch, Isabelle Adjani, Françoise Sagan et tant d’autres. Le livre qui vient de lui être consacré*, retrace son parcours, illustré de quelques-unes de ses somptueuses créations.
Amoureux fidèle du Maroc, il voyagea beaucoup à travers le monde mais fut vite conquis par Marrakech et surtout Tanger où il fit même l’acquisition d’une somptueuse demeure. L’été coïncidant avec la préparation des collections, c’est à Tanger, face au Détroit, que bien des modèles furent imaginés, d’où sans doute l’influence évidente des lignes et de l’habit marocain traditionnel sur quelques-unes de ses plus belles créations .
Un homme de cœur
Homme d’élégance, Jean-Louis Scherrer est aussi homme de cœur, preuve en est son attachement à la Fondation pour l’Enfance dont il est depuis plusieurs années déjà ambassadeur de bonne volonté.
C’est donc tout naturellement qu’il a répondu présent afin de participer à la première édition de Mode Made in Morocco et ainsi soutenir par sa présence l’Association des Femmes du Village d’Outerbat.
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