| Quand le bijou se fait œuvre d’art
Amina Agueznay est architecte et ce qu’elle tire de cette formation, c’est une personnalité singulière, construite autour d’un noyau et c’est de ce noyau qu’elle extrait son œuvre, confiante et tranquille dans ses choix. Pour créer, elle glisse en elle, discrètement. Elle compose chaque pièce, avec sérieux, précision et minutie. Chaque pièce est une architecture d’une complexité évidente.
Elle construit ses pièces avec détermination comme si elle réalisait la maquette d’une structure imaginée par un ingénieur audacieux. Sauf que l’architecte, c’est elle, l’ingénieur, c’est elle aussi et l’artisan qui ardemment et patiemment compose tout cela, c’est encore elle.
C’est de l’assemblage au terme d’une multitude de pièces par des artisans parfois, par elle-même souvent, que naît un objet transcendé qui redéfinit le bijou en tant qu’ornement du corps.
Amina réinvente le bijou sacré, le bijou qui ne se porte pas mais qui est posé dans un écrin de verre ou une vitrine, sur un mur ou tout simplement posé de tout son long sur une table comme pour protéger ceux qui portent le regard sur lui.
Amin crée aussi des bijoux pour le corps mais là aussi on est surpris qu’ils aient une composition qui ne soit pas déterminée par leur usage : collier, bracelet, bague sautoir ? C’est toujours un étonnement, un ravissement d’en découvrir l’usage et d’en percer le sens.
Telle une fée infatigable, Amina transforme tout ce qu’elle fait en objet magique.
Amina est une architecte qui fait mieux que construire, elle construit des rêves qui ne s’évanouissent jamais. C’est pour tout cela qu’Amina est mon amie et c’est aussi parce que j’aime ses rêves et qu’elle me permet de les garder intacts à jamais pour nourrir mes propres rêves.
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